Les Allemands et leurs cas(-tastrophes)

Regardez les jolis tableaux que j’ai tracés dans mon carnet de vocabulaire. Mais à quoi peuvent-ils bien me servir…?

casRéponse : mais à décliner les articles et les adjectifs bien sûr ! C’est la joie de tous ceux qui apprennent l’allemand, les DECLINAISONS ! Ceux qui ont fait du latin sont souvent les seuls à connaître ce phénomène de déclinaison d’article, mais pour les autres, c’est l’inconnu.

Regardez par exemple : en allemand on dit « DER Tisch » (la table), mais on dit « DEN Tisch decken » (mettre la table), et encore « auf DEM Tisch » (sur la table).

Ceci est un exemple seulement pour l’article défini masculin DER (le), mais vous avez des déclinaisons également pour le féminin DIE (la)… et aussi pour l’article neutre DAS (??) et pour le pluriel DIE (les)…

Les articles subissent donc en allemand une transformation suivant leur genre (masculin, féminin, neutre) et suivant la fonction du nom dans la phrase (sujet, COD, COI), ce qu’ils appellent les « cas », nominatif, accusatif et datif.

Je n’irai pas plus loin (je n’ai même pas parlé du génitif…), mais en gros, voilà pourquoi j’ai besoin ABSOLUMENT de ces tableaux magiques… Enfin, « absolument », oui et non. En effet, tout apprenant en allemand vous dira ceci: ils ne servent à rien. Et oui car le problème est le suivant: si vous ne connaissez pas l’article qui va avec votre nom, il vous est alors impossible de savoir quelle déclinaison utiliser!! Et comme en plus on se retrouve avec 3 articles en allemand au lieu de 2 en français, ça ne peut qu’être compliqué. On n’a même pas 1 chance sur 2 de tomber sur le bon article, mais 1 chance sur 3 ! La cata, quoi !

Connaître les cas allemands, ça ne peut qu’être inné

J’ai beau avoir eu des cours et des cours sur le sujet, fait une multitude d’exercices, personnellement je n’y arrive pas. En cours d’allemand je déprimais ma prof, parce qu’à chaque fois qu’on faisait un exercice sur les déclinaisons je n’essayais même pas et je lui disais que c’était peine perdue avec moi… Et t’en as toujours qui t’énervent parce que eux ils connaissent par coeur leur tableau et il savent tout de suite quel cas choisir… Et toi tu les regardes et tu te dis: mais quel est leur secret miracle ? Parce que franchement quand t’entends: « ah oui alors c’est féminin/datif, donc DER… ah mais non parce que avec telle préposition, c’est toujours +accusatif, donc du coup DIE…tu as envie d’oublier que les déclinaisons existent, et tu pries pour qu’un jour quelqu’un dise en Allemagne: Halte ! au diable ces tourments grammaticaux, à partir de maintenant nos articles auront la paix et resteront dans leur forme originelle dans tous les cas !

J’envie mon copain qui a grandi avec sa mère allemande et qui fait ses déclinaisons sans réfléchir…il n’a jamais connu le malheur du tableau de déclinaisons allemandes, il ne sait pas ce que c’est… Et il ne connaît sans doute pas sa chance (enfin je lui rappelle souvent quand même) !

Enfin bon, on vous dira souvent que ce n’est pas si grave puisqu’à l’oral on ne fera pas beaucoup attention à ces « petits » changements, mais j’ai quand même entendu un jour une théorie selon laquelle si on ne connait pas ses déclinaisons, alors on ne pourra JAMAIS parler correctement l’allemand… Motivant, n’est-ce pas?^^

PS: après avoir lu cet article, ne soyez cependant pas désespéré par l’allemand ! Malgré tout cela j’aime l’allemand ! Et vous savez pourquoi ? Venez le découvrir… → Aimer l’allemand n’est pas une maladie…

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7 réflexions au sujet de « Les Allemands et leurs cas(-tastrophes) »

  1. Bonjour,
    Je débute en autodidacte en allemand et j’ai trouvé ma propre astuce pour rentrer dans ma tête les déclinaisons.

    Je considère que le nominatif der-die-das-die est acquis.

    Pour l’accusatif, => J’accuse Zola et Dreyfus. Un article se retrouve sur le banc des accusés et il s’agit de Der(fus). Zola cherche à l’iNNoceNter, donc DER devient DEN.
    DEN-DIE-DAS-DIE.

    Pour le datif => date, les mormons sont une secte qui vit hors du temps, sans technologie, ils sont datés.
    En récupérant les consonnes de MoRMoN, on se souvient de DEM-DER-DEM-DEN.

    Pour le génitif => génie. On pense à Dexter, le petit génie.
    Dexter ou DesDer
    Le génitif est DES-DER-DES-DER.

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